I Know You've Come To Take My Music Away |
Erwan, indie-kid breton anciennement connu sur The Man Of Rennes Steals Our Hearts
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Un extrait de chaque album dans le lecteur en fin de post, un lien vers une chronique pour chaque album et un petit mot sur chaque pochette
#10 Wilco - The Whole Love
#9 Colin Stetson - New History Warfare Vol.2: Judges
#8 Josh T. Pearson - Last of the Country Gentlemen
#7 St. Vincent - Strange Mercy
#6 The Mountain Goats - All Eternals Deck
#5 Baxter Dury - Happy Soup
#4 (Please) Don’t Blame Mexico - Concorde
#3 Bill Callahan - Apocalypse
#2 Michel Cloup (duo) - Notre Silence
#1 Stranded Horse - Humbling Tides
Voilà! Je reviendrai sans doute dans les premières semaines de l’année sur les disques dont je n’ai pas encore parlé ici.
Et les absents ? Certains disques ne sont pas passés loin de figurer dans mon top : Okkervil River (dont je me suis un peu lassé au fil du temps) ou Girls dont je préférais le côté plus branleur du premier album; d’autres m’ont beaucoup déçu et n’avait donc aucune chance de figurer ici : Bon Iver (album de l’année en 2008 et qui ferait bien de retourner s’enfermer dans une cabane plutôt que de toucher aux vocoders et autres synthés affreux) ou Destroyer (dont j’ai très moyennement goûté le virage saxo dégoulinant tout droit sorti des 80’s).
Et pour finir, un dernier top, mon top 10 last.fm de l’année :
1 The Mountain Goats 575 écoutes
2 Death Cab For Cutie 458
3 Sufjan Stevens 411
4 Miles Davis 388
5 Wilco 345
6 The Decemberists 324
7 Marissa Nadler 303
8 John Coltrane 261
9 St. Vincent 253
10 (Please) Don’t Blame Mexico 245
Josh T. Pearson - Sorry With A Song

“Sad songs and bad jokes” nous avait-il promis. Un mélange contradictoire mais qui semble essentiel pour éviter la lourdeur que pourraient constituer ces longues chansons tristes, cet homme seul à la guitare, cette chapelle imposant le silence de la part du public assis.
Ces (pas si) bad jokes m’ont surprises, je ne m’y attendais pas, mais finalement elles sont à leur place, nous ramenant sur terre entre chaque morceau et nous permettant de redécoller dès le suivant. On plonge alors complètement dans les chansons de Pearson, fascinés par ce grand homme à la longue barbe qui lui mange tout le visage, rendant sa bouche invisible. On se demande alors d’où peuvent bien sortir ces mots, cette voix impressionnante.
Je me suis demandé pourquoi les chansons de Josh T. Pearson étaient aussi longues. Peut-être parce que confesser souhaiter que sa femme en soit une autre, demander pardon avec une chanson, ça prend du temps, beaucoup de choses à exprimer. Ses chansons sont longues parce qu’elles sont ainsi. Et s’il tente de le faire en quelques minutes comme ce Sorry With A Song là, je ne suis pas sûr que les excuses puissent être acceptées.
Peut-être aussi parce qu’il y a tellement à dire après dix ans d’absence. J’espère qu’il ne faudra pas attendre aussi longtemps avant la prochaine apparition de Pearson.
Disso, Lisenn et Kaliayev étaient là aussi
Last of the Country Gentlemen est en écoute sur Spotify