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The Postal Service - This Place Is A Prison

A nouveau un post sur deux romans de la rentrée, où il est question d’enfermement, sous quelque forme que ce soit.
Enfermement physique d’abord dans Plus léger que l’air de l’argentin Federico Jeanmaire, où une vieille dame vivant seule dans un appartement garde prisonnier dans sa salle de bain un adolescent venu la cambrioler, et qui s’est retrouvé dans cette situation après que la vieille dame lui ait fait croire qu’elle cachait ses économies dans l’armoire à pharmacie. Une seule condition pour sa libération: qu’il écoute attentivement l’histoire de sa vie, et celle de sa mère, morte quand la vieille dame avait deux ans seulement. Fait-elle ça pour lui donner une leçon (de vie) ou parce qu’elle est heureuse d’avoir enfin trouvée une oreille attentive? Comment tout cela va-t-il finir? Au bout des 220 pages vite avalées, on est surpris par le dénouement et enchanté par la manière de raconter cette histoire, qui laisse entièrement la parole à la vieille dame.
Dans Désolations de David Vann, il est plutôt question d’enfermement psychologique et d’obsession: celle de Gary qui veut absolument construire sa cabane lui-même, sur cette île déserte d’Alaska, Caribou Island et celle de sa femme assaillie par des maux de tête violents et inexplicables. Reprenant les mêmes thèmes que son premier roman, l’extraordinaire Sukkwan Island, Désolations est toutefois moins oppressant et violent que son prédécesseur, grâce à la présence des enfants du couple et d’amis. Moins brillant sans doute que Sukkwan Island (mais il semblait de toute façon impossible de refaire le coup deux fois), ce deuxième roman est par ailleurs plus riche au niveau des thèmes abordés et garde quand même un final violent. Après deux romans qui reprennent les obsessions de l’auteur et l’histoire de sa vie, je me demande s’il saura s’en éloigner pour le prochain ou s’il continuera à creuser ce sillon.